Bleu d'amour
Trop fort
Catsou
Pirouette, Cacahouette...
Une souris verte
Loup y es-tu ?
Jamais on a vu
La mère Michel
Un éléphant qui…
Mon p'tit quinquin
Aux marches du palais
Le fermier dans son pré
Le jour du lapin
Où va l'eau de la baignoire ?
Où vont les heures de la nuit ?
Comment les fleurs vinrent aux genêts
Les trésors du petit matin
Mon oreiller
Hé regarde !
C'est comme ça
Triso Mike
Siam et Maïs
Le billet bleu
Avant d'être
Loup noir
Navratil
Trop fort, Petites vagues édition
Parution Décembre 2008
Texte : Hughes Paris
Quelques papiers découpés chahutent, les couleurs pures et les trames vibrantes du papier d’affiche s’affrontent et se répondent. Et ça suffit à Charlotte Mollet pour donner corps à Petit Jean, le doudou intrépide raconté par Hughes Paris. Elle va nous déployer son histoire par un trait vigoureux, taillé vivement dans l’acrylique fraîche. C’est qu’il faut faire vite quand on est un super héros, un vengeur masqué capable de faire déguerpir tous les affreux méchants qui font peur aux petits enfants.
Vraiment c’est le plus fort ce Petit Jean là, et même plus fort que Papa dit l’histoire.

Trop fort ?
Alors que Petit Jean a de la peine à se caser dans la page,
tout bondissant et percutant qu’il est, le papa, lui,
trop occupé à sourire de toutes ses moustaches à sa belle auto
si rose s’y étale de tout son long. L’enfant se tient debout,
frontalement, bien calé sur la terre.
Comment ne pas penser à l’art roman, à cette imagerie mystérieuse et codée qui s’autorise ces changements
de point de vue et d’échelle..
Le minuscule Petit Jean, niché dans le cou de l’enfant,
veille sur lui du haut de sa toute puissance.
Oui vraiment c’est le plus fort des doudous.

Francisca Lefort à Montpellier, le 13 Novembre 08.