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"La
Barbière : un livre joliment édité, qui se regarde
autant qu'il se lit. Un conte érotique et cruel, où se
mêlent étroitement, sous la plume de Caroline Lamarche,
l'imagination débridée et la sobre précision du
trait, le feu et la glace, la volupté et la douleur. Mis en images
avec une poésie onirique, des harmonies de couleurs originales
et sûres, par Charlotte Mollet, illustratrice jusqu'ici de livres
pour la jeunesse. (...) On retrouve dans ce conte rouge et noir la maîtrise
de Caroline Lamarche, son audace, son ironie. Et cette passion entêtante
des états extrêmes, des âmes brûlées,
des dérives volontaires, des traversées sans retour."
Francine Ghysen, "Un conte rouge et noir" dans Le Carnet et
les Instants, janvier 2008.
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La
littérature et la femme, la littérature faite femme :
restons-y. Ces jours-ci paraissent, ou vont paraître des ouvrages
dus à la plume de certaines parmi nos meilleures romancières.
Fidèles
à leur registre, dévouées à leur musique,
locataires de leur univers propre. Les saccages de toute enfance. Les
humiliations consenties, ou dévastatrices. La connivence des
femmes. Caroline Lamarche renoue, souverainement, à travers un
conte où les illustrations de Charlotte Mollet lui renvoient
l'écho de son texte, avec sa fantasmatique familière.
Belle variation autour des thèmes qui lui sont chers, chevillés
au corps. Tension de ce dialogue : le rêve, ici, ne se fait chair
que dans son dénudement. Démarche cruelle et féérique
: c'est la vision qu'on en a qui dévore le monde.
Corinne
Hoex, dans Ma robe n'est pas froissée, formule la crudité
sans pardon de l'éveil à l'amour lorsqu'il est dévasté.
Viol ordinaire. Découverte de soi par-delà le châtiment
d'exister. Rouge enfer de la haine puérile. " Sans pardon
" ? Ce n'est pas sûr. Car une secrète compassion s'insinue
au tréfonds de cette partition pourtant implacable.
Pierre Mertens, Le Soir, janvier 2008.
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